tirer au renard
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]- Expression remontant au XVe siècle.
Locution verbale
[modifier le wikicode]tirer au renard \ti.ʁe o ʁə.naʁ\ (se conjugue → voir la conjugaison de tirer)
- (En parlant d’un cheval) Tirer violemment sur son attache vers l’arrière, essayer de se dégager.
Vendredeuil flanque un coup de botte à son sous-verge qui tire au renard et me demande, après avoir bâillé comme le crapaud d’un jeu de tonneau :
— (Georges Darien, Florentine, in La Revue indépendante no 39 (janvier 1890))
— Sais-tu pourquoi les kilomètres ont quinze cents mètres en Tunisie ?…Il se met alors à tirer de toutes ses forces sur la longe vers l’arrière espérant ainsi se libérer : le cheval tire au renard.
— (Catherine Ancelet, Les fondamentaux de l'équitation : galops 1 à 4, Amphora, 2006, page 29)
- (Sens figuré) Essayer de se soustraire à une obligation, d’éviter un travail.
- (Argot) (Vieilli) Vomir.
A côté d’escorcher le renard, on lit fréquemment au XVIe siècle tirer au renard. C'est ce que le langage populaire de nos jours exprime par piquer un renard ou simplement renarder, vomir, en parlant surtout d'un ivrogne.
— (Lazare Sainéan, La langue de Rabelais, E. de Boccard, 1922, page 388)
- (Bâtiment) Lever une charge à l'aide d'une grue ou d'une pont roulant en exerçant un effort oblique au lieu de vertical. Cette situation se produit notamment lorsque cette charge se trouve en dehors de la zone normale d'évolution du crochet ou pour ne pas endommager un parement lors d'un décoffrage.
Variantes
[modifier le wikicode]- aller au renard (vomir)
Synonymes
[modifier le wikicode]- tirer au flanc (essayer d’échapper à un travail)
Prononciation
[modifier le wikicode]- Lyon (France) : écouter « tirer au renard [Prononciation ?] »
- Josselin (France) : écouter « tirer au renard [Prononciation ?] »
Références
[modifier le wikicode]- Homeric, Œdipe de cheval, Grasset.
- Isabelle Brisson, Langue de Vipère et Œil de biche, Eyrolles.
- « renard », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage