ordior
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]- Avec un crément \d\, de l’indo-européen commun *ar- (« nouer »)[1], apparenté à artus (« serré »), armus (« épaule »), reor (« nouer dans son esprit, penser »), araneus (« araignée, insecte qui tisse sa toile »).
- Le sens spécial « ourdir » en parlant d’une trame est le sens primitif[2]. Les composés ex-ordior « monter une trame » et red-ordior « dévider » présentent une acception empruntée au même ordre d’idées. De l’idée de placer des fils sur le métier, on a passé à l’acception générale « commencer », par une de ces extensions du sens dont toutes les professions et tous les travaux manuels ont fourni des spécimens au langage. Voyez, par exemple, recidivus, aestimare, praetextus. Nous disons de même remettre sur le métier, pour recommencer[2].
Verbe
[modifier le wikicode]ordior, infinitif : ordīri, parfait : orsus sum \ˈoːr.di.or\ transitif (voir la conjugaison)
- Ourdir, tramer.
araneus orditur telas
— (Pline le Jeune, 11, 24)
- Commencer, entreprendre.
Note : Par convention, les verbes latins sont désignés par la 1re personne du singulier du présent de l’indicatif.
Dérivés
[modifier le wikicode]- exordior (« commencer une trame ; entreprendre, commencer »)
- orsa (« entreprise, tentatives, projets »)
- orsus (« entreprise, commencement »)
- primordium (« origine, commencement »)
- primordialis (« primordial »)
- primordialiter (« d'une façon primordiale »)
- redordior (« défaire ce qui est tissé »)
Dérivés dans d’autres langues
[modifier le wikicode]Références
[modifier le wikicode]- « ordior », dans Félix Gaffiot, Dictionnaire latin français, Hachette, 1934 → consulter cet ouvrage
- « ordior », dans Charlton T. Lewis et Charles Short, A Latin Dictionary, Clarendon Press, Oxford, 1879 → consulter cet ouvrage
- ↑ Julius Pokorny, Indogermanisches etymologisches Wörterbuch, 1959 → consulter cet ouvrage
- ↑ a et b Michel Bréal et Anatole Bailly, Dictionnaire étymologique latin, Hachette, Paris, 1885 → consulter cet ouvrage