Ceux qui ſont en pleine mer & hors la rade, ſont laiſſez voguer, & quelque tourmente & fortune de mer qu’ils ſouffrent, perſonne de la terre n’a ſoin d’eux : mais quand aupres du haure, & non loin du riuage on les veoid endurer quelque peril, & eſtre preſts d’endurer naufrage, ou eſchoüer pres de quelque banc ou rocher, il n’y aura celuy de la terre qui auecques naſſelles, barques, gondoles, […], zambuches, coquets, […], ne les aille ſecourir & de mains & de voix ne leur donne courage à prendre terre.— (Pierre Le Loyer, Discours et histoires des spectres, visions et apparitions des esprits, anges, démons et âmes se montrant visibles aux hommes, 1605-1608)
Ceux qui sont en pleine mer et hors de la rade, sont laissés voguer, et quelque tourmente et fortune de mer qu’ils souffrent, personne de la terre n’a soin d’eux : mais quand auprès de la brise, et non loin du rivage on les voit endurer quelque péril et être prêts à endurer le naufrage, ou à s’échouer prés de quelque banc ou rocher, il n’y aura celui de la terre qui avec nacelles, barques, gondoles, […], sambouks, esquifs, […], ne les aille secourir et de mains et de voix ne leur donne courage à prendre terre.